ECHY | Les Critères d'un Eclairage de Qualité
decouvrez dans cet article les parametres et criteres a prendre en compte pour definir et dimensionner un eclairage de qualite : lumiere naturelle, eclairement, eblouissement, colorimetrie, spectre, flickering et papillotement.
eclairage , qualite , eclairement , eblouissement , spectre , confort , LED
1745
post-template-default,single,single-post,postid-1745,single-format-standard,qode-social-login-1.0,qode-restaurant-1.0,woocommerce-no-js,ajax_fade,page_not_loaded,,select-theme-ver-4.2,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.4,vc_responsive

Les critères d’un éclairage de qualité

Comment juger de la qualité d’un éclairage intérieur ? Vous trouverez ici plusieurs paramètres à prendre en compte pour le dimensionnement de vos installations et le choix de vos appareils. 

PRIVILEGIEZ LA LUMIERE NATURELLE

La lumière naturelle est la source lumineuse la plus adaptée au corps humain. Ses qualités et ses bienfaits ne sont plus à démontrer. Privilégiez autant que possible l’apport de lumière naturelle dans vos espaces, que ce soit par une fenêtre murale ou de toit, ou par l’intermédiaire de sources naturelles déportées, comme les puits de lumière ou la lumière naturelle par fibre optique. L’aménagement de votre espace doit prendre en compte ces sources naturelles : les bureaux proches des fenêtres avec les écrans placés à 90° afin d’éviter les éblouissements et reflets gênants. 

UN ECLAIREMENT ADAPTE A VOTRE APPLICATION

Le niveau d’éclairement d’un espace dépend de son usage. En effet, un couloir de circulation ne sera pas éclairé au même niveau qu’un bureau ou qu’un poste de travail de précision. L’article R4223-4 du code du travail impose des niveaux d’éclairement à respecter en fonction de l’usage :

Valeurs minimales d’éclairement décrites dans l’article R4223-4 du Code du Travail

Ces valeurs minimales restant trop générales, la norme NF EN-12464, détaille les valeurs recommandées pour tout type d’application. Celles-ci étant très nombreuses, elles ne sont pas détaillées dans cet article. Le niveau d’éclairement doit être dimensionné au plus juste de la valeur recommandée et préconisée. Un éclairement trop faible ou trop fort aura un impact négatif sur le confort et les performances des personnes éclairées. Il est également recommandé de laisser la possibilité aux utilisateurs de régler eux-mêmes leur niveau d’éclairement grâce à l’installation de luminaires électriques gradables et pilotables.  

ATTENTION A L’EBLOUISSEMENT

L’éblouissement induit par les différentes sources lumineuses peut considérablement réduire la qualité d’une installation d’éclairage. Celui-ci peut venir de l’apport de lumière du soleil non contrôlée, engendrant des reflets et des contrastes forts, ou des luminaires eux-mêmes. Afin de réduire au maximum l’éblouissement : les postes de travail doivent être installés à 90° des fenêtres et celles-ci équipées de stores d’occultation. Le caractère éblouissant d’un luminaire est indiqué par l’UGR (Unified Glare Rating). Dépendant de l’installation et de l’espace dans lequel le luminaire sera installé, il est indiqué dans les fiches techniques pour des configurations standardisées. Plus l’UGR est faible, moins le luminaire sera éblouissant. Pour une application de bureaux, l’UGR des luminaires doit être au maximum de 19. 

LA TEMPERATURE DE COULEUR

La température de couleur d’une lumière blanche va permettre de qualifier la couleur dominante d’une source :

  • Dominante bleue : blanc froid ; Température de couleur 5.000K
  • Dominante rouge: blanc chaud; Température de couleur 2.700 – 3.500K

La relation entre niveau d’éclairement et température de couleur de la source lumineuse a un impact direct sur le confort lumineux. Il s’exprime via le diagramme de Kruithof : 

Courbe de Kruithof : Relation entre éclairement et température de couleur pour une installation plaisante

Par exemple, le niveau d’éclairement doit être limité pour les ambiances lumineuses plus chaleureuses (blanc chaud, 2.700 – 3.500K). Pour les applications tertiaires, éclairées à 300 – 500 lux, il est préconisé d’utiliser une source lumineuse blanc neutre, à 4.000K, pour une ambiance agréable.

N.B. l’échelle de température de couleur est inversée, ainsi le blanc chaud a une température de couleur inférieure au blanc froid.

LA COLORIMETRIE ET LE SPECTRE LUMINEUX

Une lumière blanche est composée de nombreuses couleurs, représentées dans le spectre lumineux d’une source. Un spectre lumineux de qualité est un spectre continu, qui va se rapprocher au maximum du spectre de la lumière naturelle. La continuité du spectre et la présence de toutes les longueurs d’ondes va permettre de qualifier la capacité d’une source lumineuse à restituer fidèlement les couleurs et les textures des objets éclairés. Cette capacité est mesurée par l’Indice de Rendu des Couleurs et l’indicateur TM30-15. 

Exemple de mesures colorimétriques d’une source lumineuse

Pour les sources LED, la quantité de lumière bleue, pouvant avoir un impact sur le confort et la régulation du rythme circadien, est visible dans le spectre lumineux. Un éclairage de très bonne qualité aura des indicateurs colorimétriques (IRC, Rf et Rg pour le TM30-15) dépassant les 90 et se rapprochant de 100. 

REDUIRE LE PAPILLOTEMENT (FLICKERING) DES LUMINAIRES

Le papillotement (ou flickering en anglais) représente la fréquence d’éclairement d’une source lumineuse. Particulièrement important pour les luminaires à LED, un papillotement mal calibré va entraîner fatigue visuelle et gêne, sans que cela soit visible à l’oeil nu. Le papillotement peut être mis en avant par l’utilisation de la caméra d’un téléphone : en pointant le luminaire, des bandes noires sont alors visibles sur l’écran du téléphone. Ce paramètre n’est pas encore réglementé mais a un impact important sur le confort induit par les luminaires artificiels. 

La qualité d’un éclairage dépend de nombreux paramètres, à la fois liés à la configuration de l’espace, à l’implantation des luminaires et à la qualité individuelle de chaque appareil d’éclairage. De nombreuses informations ne sont malheureusement pas accessibles dans les fiches techniques des fournisseurs mais auront un impact fort sur la qualité de l’installation.